24.08 – Ayame, quatre jeunes japonaises interprétant Telemann et Quentin

Si Telemann a produit une œuvre abondante dans presque tous les genres en vogue à son époque, Jean-Baptiste Quentin est son parfait opposé, avec une production plus restreinte et dédiée à un seul instrument, le violon. Les voilà interprétés par quatre musiciennes japonaises fascinées par l’esprit de « conversations galantes et amusentes » des quatuors du XVIIIe siècle.
24.08 – Ayame, quatre jeunes japonaises interprétant Telemann et Quentin
Telemann
En 1737, Georg Philipp Telemann (1681-1767) se rend à Paris. L’infatigable compositeur se met au travail et se fait jouer avec grand succès. Il obtient au début de 1738 un privilège royal lui permettant de publier ses œuvres à Paris et lui en garantissant l’exclusivité. Édités à Paris mais sans prétention à se plier à quelque manière française, ils sont révélateurs de cette « réunion des goûts » prônée par Couperin et opérée par les grands maîtres du Baroque tardif, Telemann et Bach en particulier. Européens, les styles, les rythmes, les formes venant de France, d’Italie, d’Allemagne, voire de Pologne, se fondent en une synthèse les dépassant.
On sait peu de chose de Jean-Baptiste Quentin (± 1690- ± 1750). Il occupe en 1715, un poste de dessus de violon à l’Académie Royale de Musique et en 1738, de quinte de violon (alto) au « Grand chœur » dans ce même orchestre. Toute son œuvre, constituée de 19 livres publiées entre 1724 et 1750, a pour centre d’intérêt le violon. L’opus 11 dont est issue la pièce de ce programme fait partie de ses six livres de Sonates en trio et à quatre parties pour violons, flûtes traversières, viole et basse continue qui constituent la partie la plus novatrice de son œuvre.
 
Créé en 2016, Ayame rassemble Maya Nozaki, Marie Toriu, Asami Orihara et Sayuri Nagoya, quatre musiciennes japonaises étudiant actuellement ou ayant obtenu leur diplôme au Koninklijk Conservatorium Brussel. « Ayame » est le nom japonais de l’iris, également l’emblème de la Région bruxelloise. AYAME se concentre sur les quatuors du XVIIIe siècle, un répertoire respirant l’esprit des « conversations galantes et amusentes ».
 
Mis en ligne le 22 August 2016 à 10h00